Redevenir soi : le chemin vers l'authenticité

En réalité, ce qui m'a aidé à devenir moi-même c'est tout ce que je ne faisais pas avant. Ce cheminement est le cœur de "BECOMING YOU". Plongez dans les étapes clés de ma transformation et découvrez comment ces changements m'ont permis de m'aligner avec qui je suis réellement.

1. Me couper des réseaux sociaux

La première chose a été de me couper des réseaux sociaux. J’ai réalisé très vite que ce qui m’empêchait d’être moi-même c’était l’image que je voulais donner de moi à travers eux. Je faisais semblant d’aller bien, semblant d’être entourée, semblant d’être celle que je n’étais pas. Et plus je jouais ce rôle, plus mon mal-être intérieur grandissait. Je voulais que les gens m’aiment… mais pour quelqu’un que je n’étais pas. Comment pouvaient-ils m’aimer si moi-même je ne m’aimais pas ? Si je ne savais même pas qui j’étais réellement ? De l’extérieur tout semblait beau. À l’intérieur : le vide. La solitude. L’illégitimité de ressentir tout ça. J’existais à travers une version de moi inventée pour être acceptée. Alors j’ai tout coupé : Instagram, Facebook, Snapchat. Les premières semaines ont été difficiles. On a l’impression de perdre une partie de son identité. Mais en réalité, on perd seulement celle que l’on n’est pas. Alors la vraie question est apparue : Qui suis-je vraiment ?

2. S'instruire et comprendre

La deuxième étape a été de m’instruire. Livres, psychiatres, philosophes, podcasts… tout y est passé. Je voulais comprendre comment changer ma manière d’être, ma manière de vivre, ma manière de voir les choses. Je pensais être folle, j’avais honte de qui j’étais. Puis j’ai compris que beaucoup, avant moi, cherchaient la paix intérieure. Qu’ils étaient lucides. Qu’ils traversaient les mêmes questionnements. J’ai appris d’eux.

Philosophes & Penseurs :

  • La sagesse stoïcienne de Marc Aurèle, Épictète, Seneque
  • Carl Jung
  • La sagesse taoïste inspirée de Lao Tseu

Podcasts :

  • Christophe André
  • Lucas Hof
  • David Laroche

Livres :

  • John Gray
  • Lise Bourbeau
  • Boris Cyrulnik
  • Martine Mingant
  • Eckhart Tolle
  • Christophe Massin
  • Jacques Salomé et bien d'autres...

J’ai compris que le changement réel vient d’un changement d’habitudes, de croyances limitantes déconstruites, de petites actions répétées chaque jour et surtout… de patience. Le processus est long. Mais il est transformateur.

3. L’écriture : mon miroir intérieur

Le troisième pilier a été l’écriture. Pour guérir, il faut aller au fond du problème. Pourquoi suis-je comme je suis ? Quelles sont mes cicatrices les plus profondes ? Pourquoi je réagis ainsi ? Pourquoi je ne suis pas heureuse ? Au début, c’était quelques phrases. Puis des textes entiers. Des cris de douleur. Des injustices. Des prises de conscience. J’ai découvert que je vivais dans le passé. Accrochée à la petite fille blessée. À l’adolescente perdue. À l’histoire d’amour toxique. Je n’étais pas dans le présent. L’écriture m’a ramenée à l’instant. À ce que je ressens ici et maintenant. Beaucoup se contentent d’exister. Peu choisissent d’être pleinement vivants.

4. Le sport : une force insoupçonnée

Moi qui ai vécu 24 ans sans sport persuadée que « je n’aimais pas ça »… J’ai commencé la musculation uniquement pour mon mental. Deux fois par semaine. Puis trois. Puis quatre. Aujourd’hui six. Sans objectif physique au départ. Juste pour me prouver que j’étais capable. J’ai déconstruit cette croyance “Je ne suis pas capable.”

Petit à petit, j’ai pris goût au challenge. Aux critiques transformées en moteur. À la discipline. Puis j’ai commencé à mieux manger. Mon corps a changé. Et j’ai osé me dire : “Et si j’en étais capable ?” Mon environnement a changé aussi. Je me suis entourée de personnes alignées avec mes valeurs : sport, nutrition, évolution personnelle. Parfois, des inconnus croyaient plus en moi que moi-même. Et ça m’a fait réaliser une chose : Je n’étais simplement pas au bon endroit avant.

5. Marcher seule : retrouver ma liberté

Marcher seule en forêt était une de mes plus grandes peurs. Peur de me perdre. Peur de tomber sur quelqu’un. Peur héritée de croyances anciennes. Les premières fois : inconfort. Puis fierté. Et j’ai découvert la beauté du monde. Les arbres. Le vent. La pluie sur le visage. Le bonheur était là. Sous mes yeux depuis toujours. La nature me ramène à moi. À l’essentiel. À ma liberté. J’ai compris que ma solitude n’était pas mon ennemie. Elle était mon guide.

6. Couper les liens toxiques

On s’habitue à souffrir. On appelle ça “normal”. Mais un lien sain élève. Il ne rabaisse pas. Il accepte. Il soutient. Il dit la vérité même quand elle dérange. J’ai compris que je n’avais pas besoin d’approbation pour exister. Que je n’avais pas à me diminuer pour être aimée. Un lien n’est pas fait pour vivre à travers l’autre. Mais pour grandir avec l’autre. La nuance est immense.

7. La prière : mon ancrage quotidien

Je n’ai jamais été religieuse. Et pourtant, la prière a transformé ma vie. Non pas comme un rituel religieux. Mais comme un moment de présence. Le soir, je me parle. Je remercie. Je félicite ma journée. Je réfléchis à ce que j’aurais pu améliorer. Je remercie même les épreuves. Car elles m’ont façonnée. La prière me ramène au moment présent. Elle m’apaise. Elle me guide.

"Devenir soi-même ne se fait pas en un jour. C’est un chemin. Un dépouillement. Un réalignement. Et surtout : c’est accepter d’enlever toutes les couches qui ne nous appartiennent pas."